L’imprudence de la Maison-Blanche finira par coûter cher au pays
Sécurité informatique

L’imprudence de la Maison-Blanche finira par coûter cher au pays

La sécurité en matière de cyberspace n’a pas encore fini de nous inquiéter. Les actions de certains fonctionnaires d’État américain en matière de sécurité informatique sont remises en question. En effet, un ancien membre du staff de la Maison-Blanche a subi récemment un piratage de sa messagerie électronique personnelle. Ce qui relance la controverse sur les négligences de l’administration des États-Unis dans ce domaine. Josh Earnest, actuel porte-parole de la présidence américaine a déclaré que des investigations après la diffusion de ces données privées et sensibles seront menées de près pour en découvrir l’origine.

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DC LEAKS a publié des centaines d’emails sur son site

Le compte Gmail piraté appartenait à Ian Mellul, un membre du personnel de la Maison-Blanche, qui travaille actuellement sur la campagne présidentielle d’Hillary Clinton, candidate démocrate.

Les pirates ont publié des courriers qui contenaient des documents détaillant avec précisions les horaires et les déplacements du vice-président Joe Biden, de la première dame, Michèle Obama et d’Hillary Clinton lors des récentes campagnes de collecte de fonds et meeting politique.

Les e-mails incluent également des noms et des numéros de téléphone cellulaire de nombreux agents des services secrets. On y trouve aussi les noms et les numéros de sécurité sociale des donateurs de la campagne d’Hillary Clinton et des fichiers PowerPoint montrant les itinéraires à pied des officiels, notamment du vice-président Joe Biden lors des meetings. Les pirates qui ont affiché les e-mails ont également publié une image numérique du passeport de Michèle Obama, bien que l’authenticité de l’image n’ait pas pu être vérifiée.

Le projet « DC LEAKS »

Le site de hackers DC Leaks, à l’origine de la fuite, revendique également la responsabilité de la fuite des courriels de l’ex-secrétaire d’État Colin Powell (dans laquelle il a exprimé son mépris pour Donald J. Trump, le candidat républicain à la présidentielle) et du milliardaire Georges Soros.

Ses créateurs se décrivent comme des Américains “hacktivistes”  (en référence à l’activisme politique) qui visent à publier une grande quantité d’e-mails de fonctionnaires de haut rang et de leurs agents d’influence partout dans le monde. Ils indiquent que leur mission consiste à chercher et à exhiber la vérité sur les démarches politiques américaines, ainsi que sur le cryptage de la vie politique américaine. Le groupe a souligné qu’il n’y avait pas de frontière et de censure pour DC Leaks. En effet, il est prêt à tout pour obtenir des informations précieuses, vérifier leur authenticité et les rendre accessibles au public.

De nouvelles révélations relancent la polémique sur les e-mails d’Hillary Clinton

L’affaire des « emails » continue d’empoisonner la campagne d’Hillary Clinton pour la Maison-Blanche. En effet, le FBI a récemment rendu publiques des notes inédites concernant son enquête sur les e-mails de la favorite pour la présidentielle Américaine. Celles-ci révèlent notamment que la candidate démocrate a utilisé 13 téléphones portables lorsqu’elle occupait encore le poste de secrétaire d’État. Cette révélation est le fruit de la pression de la partie républicaine et des  organes de presse.

Cependant, Hillary Clinton a bénéficié de la clémence du peuple sans doute grâce à la bonne opinion que les Américains ont d’elle. Attendons les résultats de la présidentielle pour en avoir confirmation.

- 6 décembre 2016 - 266 Views

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