Faute de frappe à l’origine de l’infiltration de la campagne d’Hilary Clinton
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Faute de frappe à l’origine de l’infiltration de la campagne d’Hilary Clinton

Des recoupements d’information ont permis d’attribuer l’infiltration de la campagne d’Hilary Clinton aux pirates russes. Après l’élection du nouveau président américain, la CIA a ouvert une enquête sur le dossier et a découvert que tout vient d’une faute de frappe.

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Un message mal écrit a causé une catastrophe

Le 19 mars 2016, le directeur de campagne de Madame Clinton avait reçu un message soi-disant de Google sur son récepteur Gmail. Dans celui-ci, on l’avait averti que quelqu’un avait essayé de pirater son compte et qu’il devait changer son identifiant. Prudent, le responsable avait confié sa boîte à un expert en sécurité informatique afin d’analyser si le courrier renfermait ou non un phishing. Ce dernier, Charles Delavan, avait répondu que le mail est “légitime” et que John devait modifier son mot de passe sans attendre. Un email qui avait justement… été dévoilé par WikiLeaks. Mais, en écrivant le message, le technicien avait fait une erreur de frappe. En effet, il avait voulu dire « illégitime » au lieu de « légitime ». C’est ainsi que les pirates avaient eu accès au compte de Podesta totalement à son insu. Ceci avait également permis aux Russes d’accéder au compte d’Hilary.

Interpellé par le New York Times, l’informaticien avait affirmé que la faute de frappe était tout à fait  involontaire. Selon le quotidien d’informations, plusieurs emails phishing de ce genre se retrouvent dans la boite email de plusieurs hautes personnalités politiques américaines. Les pirates possédaient  donc plusieurs moyens d’atteindre leur cible.

Trump serait-il derrière les pirates russes ?

Une évaluation secrète de la CIA avait conclu que la Russie avait fait en sorte que Donald Trump gagne au présidentiel Américain. L’information était aussi rapportée par le Washington Post, après avoir interviewé les personnes qui étaient au courant de ce rapport.

Selon le quotidien Washington Post, des agents du Kremlin avaient donné à WikiLeaks des courriers électroniques piratés sur les comptes de Podesta, ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton, et à la tête de son parti politique.

 Une accusation non formelle

Quelques agents de la CIA avaient affirmé que le but de Moscou était d’aider le nouveau locataire de la maison blanche à gagner l’élection. Le bureau notait toutefois que l’analyse de la CIA était loin d’être formelle. Elle ne reflétait pas non plus la position des 17 agences américaines du renseignement. De plus, la CIA ne pouvait pas prouver que  les mails infectés provenaient bel et bien de Moscou.

L’équipe de Trump avait donc tout de suite rejeté les conclusions de la Central Intelligence Agency, et avait jugé que cette analyse était pareille à l’inculpation de Saddam Hussein sur les armes nucléaires

Si la Russie est capable de décider qui placer à la maison blanche, cela veut dire qu’elle pourra influencer la présidentielle de tout autre pays.

Dans tous les cas, lorsqu’il s’agit d’une présidentielle, il importe de prendre des mesures de sécurité informatique drastiques et ne pas céder à la panique. La France qui va élire son président en 2017 a beaucoup à apprendre de la campagne de la partie démocrate des États-Unis.

- 16 février 2017 - 291 Views

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