Republican presidential candidate, businessman Donald Trump speaks during the Fox Business Network Republican presidential debate at the North Charleston Coliseum, Thursday, Jan. 14, 2016, in North Charleston, S.C. (AP Photo/Chuck Burton)

Le soir du Nouvel An, Donald Trump a confirmé sa méfiance à l’égard de l’informatique, en se basant sur les piratages des mails des personnalités et institutions politiques américaines par des hackers russes. Il tient à réaliser son programme retour au courrier en supprimant Internet.

L’informatique ne sera jamais assez fiable

On ne peut pas avoir confiance aux ordinateurs a affirmé Donald Trump. Interviewé par des journalistes le soir du Nouvel An, l’actuel occupant de la Maison-Blanche a affirmé qu’aucun ordinateur au monde n’est doté d’une sécurité absolue. Sur le même sujet, il n’a pas émis son avis sur les représailles annoncées par Barack Obama pour riposter aux cyberattaques russes. Donald Trump, quant à lui, pense que l’origine d’un piratage est un détail très difficile à prouver.

Le Président a profité de cette occasion pour prodiguer un conseil à ceux souhaitant protéger des données délicates ou de haute importance en les suggérant le service postal. Trop radicale, la solution a très vite fait le bad buzz sur les réseaux sociaux.

Donald Trump n’a pas tort au sujet de la vulnérabilité des appareils informatiques. Son avis est même appuyé par le site « The Next Web » rappelant que garantir à 100 % la sécurité d’un ordinateur relève de l’immaginaire. La suggestion de Trump n’est donc pas à rejeter dit Stéphane Bortzmeyer. Pour ce dernier, chiffrer les courriers électroniques ne serait pas inconvenant, mais cela ne va pas éradiquer la cybercriminalité dans le monde. De plus, il est très difficile de réaliser une estimation sans faille.

En donnant une telle suggestion, le Président élu américain confirme ce qu’il a suggéré en 2013 : avoir recours très rarement aux mails.

L’ordinateur n’est pas le seul appareil à être à la merci de la cybercriminalité. Fin novembre, plusieurs experts en sécurité informatique démontraient que les Smartphones sont aussi extrêmement très vulnérables.

Trump  veut fermer internet

La proposition Trump est bien plus qu’un simple avis. Durant sa campagne, le géant de l’immobilier a annoncé sa volonté d’éradiquer le terroriste en ligne, en fermant certaines parties d’Internet et en sollicitant les personnalités comme Bill Gates pour parvenir à ses fins.

La proposition semble irréaliste, mais le nouveau Président pense avoir des moyens pour y arriver coûte que coûte. Dans un premier temps, son action consiste à stopper définitivement un service internet dans certains endroits, puis généraliser.

Bien que le Président soit très optimiste, priver la terre d’internet est très complexe au niveau technique. Certains pays par le passé y sont déjà arrivés en intervenant directement auprès des fournisseurs réseau local. Mais avec la délocalisation de réseaux actuels, ce sera moins probable. Par ailleurs, personne n’a jamais réalisé une coupure à distance. Même si cette option n’est pas techniquement impossible, il peut avoir une répercussion grave en matière diplomatique et sociale vu qu’il s’agit d’une ingérence et d’une violation totale des droits élémentaires de chaque individu.

Pourtant, Donald Trump n’est pas la seule personnalité favorable à la fermeture d’Internet. Le républicain Joe Barton a aussi demandé la fermeture des réseaux sociaux fréquentés par les terroristes notamment le groupe armé État islamique.

Même son adversaire, Hilary Clinton souhaitait une amélioration de service de la part des entreprises du high-tech afin de prévenir l’utilisation par des terroristes des communications cryptées.

Barack Obama, lui, a aussi réclamé un effort supplémentaire aux géants de l’informatique en matière d’action antiterroriste. Son objectif est le même que celui de Trump : empêcher les islamistes d’avoir recours à la technologie pour échapper à la justice.

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